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Burkina Faso
UN PEU D'HISTORIE

Le Burkina Faso faisait partie à une époque du Grand Empire Mossi, l'un des plus forts et des plus vieux royaumes d'Afrique. Durant des siècles, sur le territoire du Burkina Faso vivèrent des populations semi nomades, vivant du pacage, originaires du sud du Sahara, qui s'y sont progressivement installées et sédentarisées. En 1896, la France occupa toute la région, et en 1919 elle devint une colonie française du nom de Haute Volta. Elle obtint son indépendance en 1960. Plusieurs années après, en 1984, elle adopta le nom de Burkina Faso (terre de dignité).

Depuis son indépendance, son histoire s'est caractérisée par une série de coup d'état militaires, le plus important étant celui de 1983, lorsque le capitaine Thomas Sankara, qui avait été à la tête de plusieurs ministères de nombreux gouvernements militaires, prit les reines du pouvoir dans l'intention d'opérer un changement radical dans l'orientation politique et économique du pays. C'est à lui que l'on doit l'initiative de changer le nom du pays, de Haute Volta à Burkina Faso, signe de sa vision nationaliste.

Données du pays

Capitale: Ouagadougou

Superficie: 274.200 Km2

Population: 11.305.000

Monnaie: Franc CFA

Espérance de vie: 44 Años

Deuda Externa: 1.399 Millones de $

Type d'état: République

Langues: Franç, Moré, Diula, Gurmanche, etc.

Population urbaine: 18%

Scolarisation: 12'7%

Taux d'analphabétisme: 67% chez les hommes et 86% chez les femmes


Caractéristiques générales et situation actuelle
Géographie et population


Pays situé en plein Sahel , son économie dépend des import-exports de marchandises transportées par voie maritime vers ou depuis l'Europe. Le trafic de camions depuis la côte vers Ouagadougou, ou Bobo-Diulasso est habituel. A l'allée, ils sont chargés en pétrole, en voitures ou en produits manufacturés en provenance des pays industrialisés, et au retour de coton, de fruits, de légumes ou d'animaux.

De plus, les burkinais émigrent vers le sud, pour trouver du travail dans les plantations de café et de cacao en Côte d'Ivoire, ou dans la capitale pour devenir commerçant ou chauffeurs.

Le Burkina Faso est un pays de savane, très plat et monotone, l'absence de relief rendant plus faciles les migrations des ethnies. D'innombrables migrations de peuples venus des quatre coins de la région sont passées par le Burkina et s'y sont parfois installées, comme les Mossis, les Peuls et les Touaregs.

Les longs fleuves du pays apportent de l'huminidité et de la fraîcheur à la savane, permettant ainsi le développement de l'agriculture, et sans avoir, pendant de nombreuses années, transporté aucune des maladies généralement véhiculées par les eaux (paludisme). Les campagnes d'hygiène menées à bien ont permis de récupérer un certain nombre de terres cultivables, récemment occupées par des familles de paysans.

Par rapport aux pays voisins d'Afrique de l'ouest, le Burkina Faso est resté relativement rural, 18% de la population vivant en agglomérations, et 82% à la campagne, de sorte que le pays offre une physionomie assez différentes des pays côtiers.

Côte d'Ivoire (45% de population urbaine, 55% populaiton rurale)

Benin (40%, 60%) Ghana (33%, 67%) Togo (25%, 75%)

Mais en comparaison avec d'autres pays sahéliens du nord, comme le Mali et le Niger , l'augmentation du taux de population urbaine est remarquable.

Au Burkina Faso, on retrouve encore l'Afrique des populations vivant dans des masures en tout venant et des fêtes traditionnelles. C'est un pays de plus 11 millions d'habitants, sur un territoire d'une superficie égale à la moitié de celle de la France , il n'est pas surpeuplé, il a une densité de population de 33 habitants au Km2, moins qu'au Ghana ou au Togo, mais bien plus élevée que celle du Mali ou du Niger qui comptent 6 ou 7 habitants au Km2, où la plus grande partie du territoire est désertique.

La population du Burkina se compose de 60 ethnies, la plus importante étant celle des Mossis, qui comptent entre 4,5 et 5 millions de personnes. Beaucoup d'entre eux ont émigré en Côte d'Ivoire. De par leur nombre, c'est l'un des peuples les plus importants d'Afrique de l'ouest.

L'économie au Burkina Faso
Traditionnellement, l'agriculture est une l'activité économique la plus importante du Burkina Faso, qui nourrit plus de 90% de la population et occupe plus de 70% de la population active.

Contrairement aux autres pays d'Afrique de l'ouest, le Burkina Faso se consacre à l'agriculture de subsistance, dans l'objectif d'arriver rapidement à une totale auto suffisance alimentaire de sa population.

La plus grande partie des terres cultivées sont destinées à la production de céréales (maïs, sorgo, millet, etc.) dans les régions sèches et sablonneuses, soit 73% des terres cultivables du Burkina.

L'agriculture de subsistance est complétée par celle du manioc, du riz, de l'arachide et de la canne à sucre. La majorité de ces cultures se situe dans les zones plus humides du sud.

Certaines des cultures de subsistance son également destinées à l'exportation, comme le riz, les noix de Karité, les graines de sésame et la cacahuète.

La culture du coton est en pleine expansion, surtout dans l'ouest, et il s'exporte vers l'Europe. Les exporations de coton représentent la principale sources de revenu, devant les produits d'élevage.

Au Burkina Faso, l'artisanat est très développé, aussi bien en ville qu'à la campagne, les gens travaillent dans les habits, la poterie, la sculpture, le bois, le bronze, la maroquinerie, la peinture et la bijouterie. Aujourd'hui, l'ensemble de l'artisanat représente 4% du produit intérieur brut, et fournit du travail à plus de la moitié des travailleurs du secteur secondaire (industrie).

Le potentiel du secteur de l'artisanat a conduit l'état à organiser un Salon international de l'artisanat à Ouagadougou, qui a développé des rencontres avec d'autres pays d'Afrique et des échanges d'expériences, tout en offrant l'occasion de faire découvrir sa production à un public plus divers et d'élargir son marché.

Le problème de l'approvisionement en eau
Pour élargir les possibilités de développement de son agriculture, les autorités ont entrepris d'étudier les moyens pouvant permettre de réduire les inconvénients d'un climat aride, et d'une zone géographique (le sahel) en proie aux instabilités climatiques qui se manifestent souvent par de fortes précipitations ou de grandes sécheresses.

Dernièrement, et grâce à l'aide internationale, ont été entreprises des perforations de nombreux puits, et la création de barrages pour permettre de couvrir de grands périmètres d'irrigation et d'élargir les zones cultivables. A l'heure actuelle, ce n'est que 10% du territoire qui est cultivé, mais le Burkina dispose de nombreux hectares de terres potentiellement cultivables, comme les vallées fluviales, ces zones restant inhabitées, pour éviter les maladies. De nombreux paysans, pour des raisons également traditionnelles, préfèrent rester sur les terres de leurs ancêtres et mourir même de leur voeux dans des villages touchés par la sécheresse, plutôt que de partir en quête de meilleures conditions de vie.

Reste une autre tradition à changer, les cultures sur brûlis, qui détruisent les terres en les incendiant, les rendant ainsi plus vulnérables à l'érosion du vent et de l'eau, lorsqu'elles deviennent stériles. N'oublions pas non plus le problème que répresente le fait de travailler avec des instruments rudimentaires, surtout pour les femmes. 14% des exploitations agricoles se servent de boeufs pour la labour.

La terre africaine, de plus, contient de l'argile (de couleur rougeâtre) qui ne favorise pas les cultures ; en période de sécheresse, elle durcit et reste dure assez longtemps, et en période de pluies elle devient pâteuse, sans filtrer, et forme des retenues d'eau.

L'agriculture du Burkina souffre également d'un autre grande limitation, il se trouve à 800 Km de la mer. On doit ajouter aux produits d'exportation du pays, les frais de transport sur de longs trajets ferroviaires qu'ils doivent nécessairement emprunter avant d'accéder à la mer. Les produits sont de fait moins compétitifs que ceux de pays voisins tels que la Côte d'Ivoire, le Togo, le Benin ou le Ghana.



Les couleurs vert, rouge et les jaunes du drapeau sont ceux du panafricanismo.

La devise nationale: Unité, Progrès et Justice.

Paysage du nord. Le Sahel.

Paysage du sud. La savanne.

Artisanat.

Terre argileuse.

Baobab.
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